Le 9 juillet dernier, la Fédération Léo Lagrange organisait le deuxième volet de son cycle de formations à destination des bénévoles de ses associations affiliées. Au programme : les violences sexistes et sexuelles (VSS). Pendant deux heures, des bénévoles et responsables associatif·ves venu·es d’horizons variés ont travaillé sur un sujet aussi sensible qu’essentiel pour la vie de leurs structures.
Des profils variés, une même urgence
Autour du formateur Théophile Mendes, conseiller technique national à l’Union nationale sportive Léo Lagrange (UNSLL), fonctionnaire détaché par le du ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative, et référent violences pour l’UNSLL, se trouvaient des bénévoles et responsables associatif·ves aux réalités très différentes.
Parmi eux : la présidente du club Léo Lagrange de Narbonne, qui souhaitait pouvoir mieux accueillir les victimes et à désamorcer des comportements douteux auprès d’un public sportif jeune ; Léo Lagrange Mali, qui intervient déjà en sensibilisation sur les violences faites aux enfants et cherchait des réponses à apporter tant aux victimes qu’en prévention ; la directrice de la maison de quartier de la Bellangerais à Rennes, et encore bien d’autres bénévoles d’associations affiliées à la Fédération. Un groupe aux horizons multiples, qui a nourri des échanges denses tout au long de la session.
Des repères concrets pour agir
La session s’est ouverte sur une série de mises en situation, où les participant·es devaient se positionner sur ce qui relève ou non des VSS. Théophile Mendes s’en est servi pour poser des repères juridiques clairs : une remarque à connotation sexiste relève de l’outrage sexiste et sexuel ; des messages insistants malgré une demande d’arrêt relèvent du harcèlement, voire du harcèlement sexuel selon les propos tenus, avec des facteurs aggravants comme l’abus de pouvoir ou le fait d’agir sur un·e mineur·e ; un contact physique imposé sans consentement relève de l’agression sexuelle, la loi définissant précisément les parties intimes du corps. Le formateur a ensuite élargi le spectre des VSS avant de détailler la notion de consentement.
Le travail en sous-groupes a ensuite porté sur les lieux et situations à risque : vestiaires, hébergements lors de déplacements, bureaux administratifs, transports… mais aussi, comme l’ont souligné les participant·es, des salles de stockage, des couloirs peu fréquentés ou un simple parking. Ont été évoquées les situations en tête-à-tête, notamment lors de travaux en duo ou de déplacements avec hébergement partagé. Le constat partagé : ces situations peuvent survenir n’importe où, n’importe quand.
Après un point sur le psychotraumatisme, la session s’est terminée sur l’accueil et le recueil de la parole : garder une porte toujours ouverte, accepter d’en parler seulement si la victime le souhaite, rassurer sur la confidentialité, et privilégier un vrai rendez-vous plutôt qu’une discussion improvisée entre deux portes. Les participant·es sont reparti·es avec une sélection de ressources et de contacts utiles pour aller plus loin.
Rendez-vous à la prochaine session
Le cycle de formations se poursuit ! Rendez-vous jeudi 3 septembre de 17h30 à 19h30 pour la troisième session, consacrée cette fois à la recherche de financements. Elle sera animée par Ingrid Bellance, responsable vie associative au comité départemental olympique et sportif de Seine-Saint-Denis, dont l’expertise en accompagnement associatif sera précieuse pour toutes les structures du réseau, quel que soit leur domaine d’activité. Inscrivez-vous en cliquant ici !
Sur le cycle de formations
- Le lancement du cycle et le calendrier complet : Un cycle de formations pensé pour vous : les dates sont là, réservez vos soirées !
- Le retour sur la formation #1, consacrée à l’évaluation d’impact social : Évaluation d’impact social, formation #1 : ce que vous avez manqué

