Le 14 avril prochain à 10h aura lieu le webinaire d’ouverture de La France qui (se) bat organisé par Le Mouvement Associatif : une initiative nationale pour remettre les associations au cœur du débat public et valoriser leur rôle essentiel dans notre société.
L’occasion pour nous de revenir sur les grands enseignements de la journée « Droit de Cité ! », organisée le 30 janvier dernier, durant laquelle cette campagne a été annoncée — et à laquelle nous étions présent.es.
🌍 Une journée engagée, au plus près des réalités de terrain
Tables rondes, ateliers, plénières… tout au long de la journée, les échanges ont réuni de nombreux acteurs engagés autour d’un objectif commun : repenser la place des associations dans un contexte politique et démocratique fragilisé. Et un constat s’est imposé : les associations sont indispensables, mais leur utilité sociale n’est pas encore reconnue à sa juste valeur.
🏛️Associations et démocratie : un rôle central
Comme l’a souligné l’historien Pierre Rosanvallon, les associations jouent un rôle essentiel : elles représentent ce qui se passe réellement dans la société et racontent ce qui se vit « en bas », là où « la généralité du langage met un voile sur les réalités de chacun ».
Dans un contexte de fragilité démocratique, leur rôle est donc plus que jamais crucial : celui d’être un acteur lucide, capable de prendre en compte les difficultés et les contradictions, car c’est précisément là où il y a débat que la démocratie peut exister pleinement.
🤝 Coopérer autrement avec les collectivités
Les associations ont également ce rôle de répondre aux citoyens et de faire vivre les quartiers, aux côtés des collectivités.
Dans un contexte où la démocratie est fragilisée, plusieurs voix ont insisté sur la co-construction réelle des politiques publiques : « une politique n’est légitime que si elle est coconstruite avec les gens qu’elle vise » (Sarah Persil, représentante de l’association Régions de France).
Face à la crise budgétaire et politique, Damien Allouch (Secrétaire général, Ville et banlieue )l’a affirmé : « on n’est pas le problème, on est la solution », plaidant pour des appels à commun plutôt que des appels à projets, pour des associations reconnues comme partenaires et non comme des sous-traitantes, et pour une jeunesse à accompagner et à outiller afin qu’elle puisse pleinement prendre sa place et agir.
🔍 Zoom sur la Fédération Française des « trucs qui marchent »
Son but ? Mettre en lumière des initiatives locales efficaces et duplicables, preuve que des solutions existent déjà sur nos territoires.
- 📰 À Montfermeil : un magazine pour lutter contre les violences conjugales, diffusé dans des lieux du quotidien
- 🌱 À Roubaix : un accompagnement des familles vers le zéro déchet
- 💉 À Ajain : un dispositif innovant pour attirer des médecins en zone rurale
Le message est simple : l’innovation, ce n’est pas toujours inventer du neuf, c’est aussi repérer ce qui fonctionne déjà, le valoriser et lui donner les moyens d’essaimer.
🔧Des pistes pour redonner des moyens d’agir
Les pistes avancées sont claires : elles passent par des modèles hybrides (dividende sociétal, prêts à taux zéro, incubateurs, co-construction), la mutualisation des moyens, des financements pluriannuels et le soutien à la structuration autant qu’aux projets.
Un enjeu majeur ressort, celui de redonner du pouvoir d’agir aux associations et aux citoyens.
C’est dans cette dynamique qu’a été lancée la campagne La France qui (se) bat.
L’objectif ? Mobiliser, valoriser et renforcer la place des associations dans notre société.
📅 Rendez-vous le 14 avril à 10h !

